Covid-19 – La piste d’une combinaison de plantes est à privilégier

Des remèdes naturels à base de plantes sont actuellement étudiés pour un traitement efficace contre le Covid-19 en dehors de l’élaboration de vaccins.

Nous avons par exemple beaucoup entendu parler de la controversée hydroxychloroquine, qui est un médicament et non un remède naturel.
Néanmoins, cette molécule synthétique a pour modèle initial la quinine, principe actif extrait du quinquina. La quinine et ses dérivés sont considérés comme le principe actif qui a sauvé le plus de vies de tout temps et en tout temps.

Les plantes sont en effet un réservoir de principes actifs agissant parfois en synergie. Ce sont les approches empiriques, les usages traditionnels, l’ethnopharmacologie qui permettent souvent de mettre le doigt sur une activité et de passer du remède au médicament : historiquement, la majorité des actifs présents dans les médicaments modernes ont une origine naturelle.

À la suite des infections de coronavirus du début des années 2000, un certain nombre d’études ont mis en évidence l’intérêt que pourraient représenter certains actifs de plantes contre certains types de coronavirus.

Nul doute que dans un futur proche des études du genre sur le Covid-19 auront lieu afin de rechercher des actifs d’origine naturelle efficaces contre ce virus en particulier.

Un postulat plausible serait que certains des actifs efficaces contre les autres types de coronavirus (SARS-cov1, MERS…), le soient aussi contre le Covid-19. Or les plantes correspondantes sont déjà connues.

Mais en l’absence d’études plus complètes, que faire ?

Il ne s’agit pas de “sauter” sur n’importe quel remède naturel. En effet, rares sont les plantes dénuées de toxicité.
A Madagascar, le président a annoncé avoir trouvé un remède naturel contre le coronavirus, à base d’Artémisia, elle aussi utile contre le paludisme au même titre que la quinine et l’hydroxychloroquine. Toutefois, selon l’OMS, les preuves cliniques d’efficacité ne sont pas consistantes.
Que dire aussi de l’Azadirachta, autre plante indiquée contre le paludisme connue aussi sous le nom de Margousier ou de Neem ? Des populations en Afrique se ruent sur les arbustes pour consommer les feuilles en décoction, alors qu’à ce jour aucune présomption sérieuse d’efficacité n’est avancée. Or, à forte dose, cette plante est toxique pour les reins !

C’est pourquoi la démarche proposée sur ce site est la suivante :
 – rester sur les plantes le mieux tolérées, c’est à dire des plantes de qualité alimentaire. Certaines d’entre-elles sont listées parmi les plantes de la Pharmacopée, recueil de plantes médicinales, mais toutes sont détachées du monopôle pharmaceutique car assez sûres d’usage pour une utilisation alimentaire.
 – parmi ces plantes, retenir celles pour lesquelles des études déjà existantes ont montré une efficacité possible contre des types de coronavirus antérieurs au Covid-19
 – parmi ces plantes, retenir celles qui répondent à la symptomatologie de l’infection par Covid-19 et qui sont couramment indiquées en médecine traditionnelles contre les infections respiratoires virales,
 – privilégier certains aliments,
 – en cas d’infection, suivre certaines préconisations comportementales très précises, et surtout,
 – préparer des remèdes simples sur la base de remèdes traditionnels déjà existants en cas d’infection virales pulmonaires, en s’appuyant à la fois sur la phytothérapie (herboristerie) et sur l’aromathérapie (huiles essentielles)

En effet, il s’agit là d’une démarche probabiliste. En s’appuyant sur les plantes les plus susceptibles de contenir un panel d’actifs contre le Covid-19 d’une part, et sur des remèdes traditionnels contre les infections virales pulmonaires d’autre part, il s’agit de rechercher un effet synergique qui permette de ralentir la progression du virus.
L’ambition ici n’est pas tant de guérir, mais, à défaut, d’aider l’organisme à déployer ses propres défenses à temps et à prendre le dessus avant que la situation ne dégénère.
Il s’agit de limiter le risque d’explosion virale et de surréaction de l’organisme avec le fameux orage cytokinique aboutissant aux difficultés respiratoires sévères avec risque de décès et nécessitant une hospitalisation en urgence.

De plus, l’approche adopter avec les 3 remèdes proposés, est de s’appuyer sur une combinaison de plantes, et non de rechercher la plante miracle.
En phytothérapie comme en aromathérapie, chaque plante présente un ensemble de propriétés et un ensemble d’effets nocifs.
En regroupant des plantes qui ont des propriétés communes intéressantes vis à vis du Covid-19, on renforce les effets recherchés. Il s’agit de provoquer une synergie : la superposition des effets donne un résultat supérieur à la simple addition des effets des plantes prises séparément.
A contrario, ces plantes n’ont pas les mêmes effets nocifs : eux ne sont pas additionnés. Comme les plantes sont nombreuses, les quantités par prise pour chaque plante sont réduites, ce qui réduit également le risque de survenue d’effet nocif.

Rechercher une plante miracle est plus aléatoire, et plus risqué : un remède mono-plante implique de grandes quantités de cette plante pour espérer obtenir l’effet recherché, et, de fait, plus d’exposition aux effets nocifs spécifiques de cette plante : c’est le cas des remèdes à base de Neem vu plus haut.

Retrouvez des ingrédients pour vos remèdes naturels ici.

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