Covid-19 : Méthodologie et sources aboutissant aux 3 remèdes

“Sur quoi repose la formulation de ces 3 remèdes naturels ?”
“Je suis un professionnel de santé et/ou un scientifique : détaillez votre démarche et précisez vos sources.”

La formulation de ces 3 remèdes naturels à combiner entre eux, inhalation, sirop, tisanes A et B, repose sur une méthodologie rigoureuse qui s’appuie sur les données bibliographiques de la littérature spécialisée en phytothérapie et en aromathérapie d’une part, et sur les publications d’études scientifiques d’autre part.

Cet article détaille cette démarche. Il a été rédigé de manière à être à portée du grand public mais s’adresse en priorité aux scientifiques et aux professionnels de santé. Il peut servir de support à des études et à des publications scientifiques. Pour plus d’informations, me contacter.

Méthodologie générale :

La définition de ces remèdes naturels susceptibles d’aider l’organisme à prendre le dessus en cas d’infection au Covid-19 repose sur l’approche suivante :

  • rester sur les remèdes traditionnels contre les infections respiratoires virales accompagnées de toux sèche : un certain nombre de plantes ont fait leurs preuves.
  • rester sur les plantes les mieux tolérées : seules les plantes en vente libre, de qualité alimentaire, et inscrites en tant que plantes médicinales à la Pharmacopée sont à utiliser. De même, les huiles essentielles sont celles détachées du monopôle pharmaceutique, c’est-à-dire en vente libre. La voie par inhalation est privilégiée. En cas d’absorption par voie orale, seule des huiles essentielles bien tolérées sont utilisées, et en petite quantité répartie dans un vecteur (miel/sirop).
  • rester sur des plantes faciles à approvisionner à partir des sites de producteurs et fournisseurs français en ligne
  • privilégier les plantes qui ont un effet antiviral étudié sur les virus proches du Covid-19 : il s’agit de types de virus de la famille coronavirus étudiés après les épidémies du début des années 2000 (MERS-cov, SARS-cov1…).
  • privilégier les plantes qui présentent des actions antivirales plus générales, vis à vis de virus proches des coronavirus
  • privilégier les plantes qui permettent de soutenir et/ou de réguler les mécanismes naturels de défense de l’organisme et/ou de palier aux principaux symptômes du Covid-19 :
    • la fièvre : la fièvre est un rempart important contre les infections notamment virales, elle ne doit pas dépasser 42 °C, mais elle ne doit pas être trop basse non-plus. Les plantes sudorifiques avec du repos alité et une hydratation par des boissons chaudes régulières peuvent aider à réguler la fièvre.
    • La production de mucus : cette production au niveau pulmonaire est aussi un mécanisme de défense. En produisant du mucus et en l’évacuant, l’arbre bronchique élimine des virus et ralentit sa propagation. Certaines plantes peuvent favoriser la production de mucus, d’autres sont expectorantes et mucolytiques et aident ainsi à l’évacuer
    • Les défenses immunitaires. Il ne convient pas forcément de chercher à trop renforcer ces défenses avant l’infection : il ne s’agit pas de favoriser l’orage cytokinique qui est une surréaction du corps. Toutefois, une légère stimulation de l’immunité telle que peuvent le faire les plantes, dès le début des symptômes, et sur moins de 7 jours (l’orage cytokinique apparaissant à partir de 7 jours), peut-être intéressant
    • La réaction inflammatoire : l’inflammation est la réaction des tissus face à une agression. Tout comme pour la fièvre et les défenses immunitaires, il s’agit de chercher à réguler. Une action anti-inflammatoire, légère, de préférence ciblée au niveau de la gorge et de l’arbre bronchique, en cours d’infection peut aider à éviter une inflammation trop importante et douloureuse.
    • La toux : c’est un mécanisme naturel de défense de type réflexe qui vise à refouler les germes. Avec le Covid-19, la toux sèche est exacerbée et s’accompagne d’un mal de gorge. Certaines plantes sont antitussives.
    • Les contractions spasmodiques : au niveau pulmonaire, c’est un mécanisme de défense qui vise à refouler les germes. Toutefois, un bronchospasme amène à une réduction de la fonction respiratoire. Certaines plantes sont spasmolytiques et peuvent aider à un relâchement des bronches.
    • La douleur : la douleur est là pour prévenir d’une agression. Certaines plantes peuvent aider à mieux supporter la douleur
    • La régénération cellulaire : en permanence, les cellules se régénèrent et réparent certaines dégradations. L’infection virale apporte un stress et des dégradations supplémentaires sur les cellules. Certaines plantes sont antioxydantes et permettent de réduire le stress oxydatif. En période d’infection virale elles apportent un soutien à l’organisme.
  • Privilégier les formes galéniques faciles à préparer et les plus adaptées à la prise en charge d’une infection virale pulmonaire :
    • Les inhalations : c’est la forme qui convient pour cibler l’arbre bronchique.
      Les suppositoires représentent également une excellente voie d’administration pour cibler l’arbre bronchique. En effet, les actifs volatils passent dans la circulation sanguine en évitant en partie le premier passage hépatique, et sont éliminées au niveau pulmonaire, organe cible. Toutefois, ils sont plus difficiles à confectionner et à accepter. C’est pourquoi ils sont mis de côté. De même pour les gélules qui sont également très intéressante pour masquer le goût mais qui sont également plus difficiles à confectionner.
    • Les sirops : c’est la forme qui convient en cas de toux sèche. Ils permettent d’apaiser la gorge et de lutter contre la toux. Tout comme pour la tisane, les actifs ont une action sur l’ensemble du corps.
    • Les tisanes : prises régulièrement dans la journée, elles permettent d’apporter un apport hydrique conséquent d’une part et un surplus de chaleur qui soutient la fièvre d’autre part. Associées à des plantes sudorifiques et diurétiques, il devient ainsi possible de maintenir un flux hydrique et de réguler la fièvre. Les actifs contenus dans les tisanes ont une action sur l’ensemble du corps.
  • Combiner phytothérapie et aromathérapie : en effet, certains actifs sont présents dans la plante entière ou dans certaines parties de la plante et ne sont pas ou partiellement entrainés dans l’huile essentielle lors de la distillation, voir, dans certains cas, l’huile essentielle n’existe pas. Et à contrario, l’huile essentielle permet de concentrer un grand nombre d’actifs et est facile à mettre en œuvre dans un remède naturel. La plante brute et son huile essentielle ne présentent pas le même profil qualitatif et quantitatif en termes de substances. Elles sont complémentaires.
  • Jouer sur la potentialisation et la synergie : chaque forme d’administration, chaque plante et chaque huile essentielle présente un certain profil de propriétés. Le fait de superposer ces formes et ces plantes permet de cumuler les propriétés qui répondent à la symptomatologie de l’infection virale par le Covid-19. Il s’agit de rechercher une potentialisation des effets, voir une synergie des effets ; c’est-à-dire à minima une addition des effets, voir un résultat global supérieur à l’addition des effets pris séparément.
  • Limiter le risque d’effets nocifs : cette démarche de cumulation permet d’utiliser de petites quantités pour chaque type de plante. Le but est d’éviter les éventuels effets nocifs de chaque plante et de chaque huile essentielle si elle était utilisée seule et en plus grande quantité.
  • Mettre en avant les contre-indications, interactions, et précautions d’emploi propres à chaque plante afin de, le cas échéant, éviter son utilisation en fonction de chaque cas particulier : femmes enceintes, limite d’âge chez les enfants, allergies, prise de médicaments, pathologies, diabète, insuffisances rénales / hépatiques / respiratoires / cardiaques…

Résultats de cette sélection

Les recherches basées sur la bibliographie et sur les publications scientifiques ont permis de sélectionner les plantes et les formes d’administration suivantes.
Ce choix repose sur les critères ci-dessus.
Pour les huiles essentielles, en plus de l’usage traditionnel, une pondération de l’intérêt des propriétés a permis de sélectionner les huiles essentielles les plus appropriées.

* Les fleurs de sureau noir sont choisies pour leurs propriétés sudorifiques afin de réguler la fièvre, diurétiques afin de faciliter le flux hydrique constant apporté par les tisanes, et pour leur capacité à augmenter les secrétions bronchiques, ce qui, allié aux plantes mucolytiques et expectorantes permet d’augmenter le refoulement des germes par production et évacuation de mucus bronchique.

Sources : Chacune de ces informations est facilement vérifiable dans la littérature, et, de manière plus aisée, sur un site comme Wiki-Phyto dans lequel sont également référencées les publications des études scientifiques correspondantes.

Définition des recettes de remèdes naturels

Au final, 7 plantes ont été sélectionnées : le Thym, l’Eucalyptus, le Réglisse, le Sureau, le Laurier, le Cyprès et le Ravintsara.

Ce sont les variétés des plantes, les parties des plantes, et les types d’huiles essentielles les mieux tolérées et les plus indiquées qui sont sélectionnés : par exemple variété globulus de l’Eucalyptus, chémotype à linalol de l’huile essentielle de Thym…
Le Thym et l’Eucalyptus sont déclinées en plante brute et en huile essentielle. Pour le Sureau deux parties différentes de la plante sont utilisées : les fleurs en tisane et les baies en sirop.
Ainsi, cela correspond au total à 10 ingrédients différents : 5 en phytothérapie, 5 en aromathérapie.

3 formes d’administration permettent de les combiner : l’inhalation, le sirop, et la tisane. Pour la tisane, on demandera de préparer 2 tisanes à prendre en alternance dans la journée afin d’étaler les prises.

Finalement, la mise en œuvre pour l’utilisateur est simple : il s’agit pour lui de préparer et prendre ses tisanes, son sirop et son inhalation en suivant des recettes simples pas à pas, après avoir commandé et reçu à l’avance les ingrédients.

Pouvoir antiviral potentiel de l’ensemble des remèdes

Nous l’avons vu, le choix des plantes se fait sur leur usage traditionnel dans des pathologies respiratoires virales, sur leur capacité à répondre à la symptomatologie en lien avec l’infection au Covid-19, pour ce qui est principaux symptômes : fièvre, toux, difficultés respiratoires…
Mais encore, il s’agit de s’appuyer sur leur activité antivirale. Cette activité antivirale peut avoir lieu vis-à-vis de virus de catégories éloignées de Covid-19, de virus respiratoires, mais aussi de virus de famille proche de la famille des coronavirus (virus de groupe IV), et surtout, de virus de la famille des coronavirus.

La présomption d’activité spécifique aux virus de la famille des coronavirus est un critère de choix fort dans la sélection des plantes et des huiles essentielles.

Tolérance des plantes susceptibles de présenter un pouvoir antiviral vis-à-vis du Covid-19

3 plantes sont identifiées comme étant relativement bien tolérées et comme présentant des activités potentiellement antivirales vis-à-vis du coronavirus Covid-19 : les racines de Réglisse, les baies de Sureau noir, l’huile essentielle de Laurier noble.

En termes de tolérance, les baies de sureau sont très bien tolérées.
Les racines de réglisse sont à éviter chez les personnes en insuffisance hépatique, rénale, cardiaque, diabète : il s’agit de ne pas utiliser cet ingrédient chez ces personnes, comme chez toute personne de plus de 60 ans. De surcroit, les quantités par prise sont faible et la durée d’administration de 7 jours est faible aussi, ce qui limite le risque en termes de contre-indications.
L’huile essentielle de Laurier noble ne doit pas être avalée : il s’agit de la prendre en inhalation humide.
Comme pour l’ensemble des remèdes, le fait d’utiliser 7 plantes différentes permet de réduire les prises à de petites quantités. De plus la durée d’utilisation est volontairement limitée à 7 jours (voir recettes).

Mécanismes d’actions, principes actifs et références des études scientifiques portant sur les plantes susceptibles de présenter un pouvoir antiviral vis-à-vis du Covid-19

En termes d’activité antivirale potentiellement spécifique au coronavirus Covid-19, voici plus d’informations : les molécules impliquées, les mécanismes d’action, les références des études scientifiques correspondantes.

  • Les racines de Réglisse contiennent de la glycyrrhizine et de l’acide glycyrrhétique qui auraient une action antivirale vis-à-vis du coronavirus du SRAS, SARS-Cov-1, épidémie de 2002 à 2004. 1 2
  • Les baies de Sureau noir auraient une action antivirale vis-à-vis du coronavirus humain NL63 (HCoV-NL63). 3
    De plus, elles permettraient d’inhiber le pouvoir infectieux du coronavirus IBV du poulet, l’étude correspondante conclue que l’utilisation de l’extrait de S. nigra pour tenter de traiter ou prévenir des infections par d’autres coronavirus est justifiée. 4
  • L’huile essentielle de Laurier noble contient une association de bêta-ocimène, 1,8-cinéole (également appelé eucalyptol et présent dans l’Eucalyptus), alpha-pinène, bêta-pinène. Cette huile essentielle permettrait d’inhiber la réplication du coronavirus du SRAS, SARS-Cov-1, épidémie humaine de 2002 à 2004.5
  • Ainsi, chacune des trois formes d’administration contient une de ces 3 plantes particulièrement susceptibles de présenter une activité antivirale directement vis-à-vis du Covid-19 : le Laurier noble dans l’inhalation, les baies de Sureau noir dans le sirop, et les racines de Réglisse dans la tisane B.
  • En associant ces 3 actifs, sans parler de trithérapie, il s’agit de rechercher au moins un effet cumulatif voir synergique des activités permettant à l’organisme de surmonter l’infection.
  • A noter que ces mêmes plantes et les 4 autres plantes des différents remèdes présentent également des activités antivirales moins spécifiques : là aussi, il est possible l’association de ces plantes a pour but de rechercher un effet antiviral global intéressant vis-à-vis du Covid-19.
  • Enfin, c’est l’usage traditionnel vis-à-vis des infections virales respiratoires d’une part, et la réponse à la symptomatologie spécifique au Coronavirus Covid-19 d’autre part qui oriente le choix de l’association de ces 7 plantes.

Conclusion et perspectives

Cet article insiste sur la pertinence du choix de ces 3 formes d’administration, inhalation, sirop, tisanes, et de ces 7 plantes, à travers une méthodologie et un argumentaire détaillé et documenté.
Il s’agit d’insister sur le fait que ces 3 remèdes représentent une piste vraiment intéressante : la prise en charge précoce de l’infection au coronavirus Covid-19 par l’ensemble de ces 3 remèdes jugulés mérite d’être étudié.

L’étape suivante est de récolter des données probantes quant à l’efficacité soit sous forme de récoltes de données et de traitement statistique, soit sous forme d’étude clinique officielle.

Un résultat pertinent serait une disparition des symptômes à 3 jours et 5 jours chez une majorité des personnes qui observent scrupuleusement ces remèdes, disparition des symptômes significativement supérieure à celle observée chez les personnes n’ayant pas pris un tel traitement.

Le but de la recherche de remèdes naturels s’appuyant sur la médecine traditionnelle et sur les recherches scientifiques est de fournir une aide à l’organisme pour prendre le dessus sur le virus et éviter les évolutions vers les formes graves de la maladie : donc, de limiter le nombre d’hospitalisations et de décès.

En effet, l’intérêt de ces remèdes naturels est qu’ils peuvent être facilement élaborés par tout un chacun, à partir d’ingrédients bien tolérés et largement disponibles sur le marché. Contrairement à un traitement allopathique, leur tolérance ne nécessite pas d’étude de toxicologie particulière : le ratio bénéfices-risques, dès lors que cette prise en charge fonctionne et que les précautions d’emploi sont respectées, est alors favorable.

De plus, leur fabrication qui repose sur une préparation à domicile ne nécessite pas non-plus le développement long et couteux de procédés industriels.
Ainsi, grâce à la communication des recettes et au commerce d’ingrédients à partir de producteurs ou fournisseurs locaux via internet, la disponibilité vis-à-vis des populations, tous pays confondus, peut s’avérer relativement rapide comparée au développement et à la production industrielle de nouveaux traitements médicamenteux, ainsi qu’à leur approvisionnement du marché mondial souvent très disparate, notamment pour les pays en voie de développement.

Références principales

Publications d’études scientifiques – PubMed

1 Activité antivirale des dérivés de l’acide glycyrrhizique contre le SRAS-coronavirus
2 Effets antiviraux des espèces de Glycyrrhiza
3 Activité antivirale de l’extrait d’éthanol de Sambucus FormosanaNakai et des constituants de l’acide phénolique apparentés contre le coronavirus humain NL63
4 Les extraits de Sambucus nigra inhibent le virus de la bronchite infectieuse à un stade précoce pendant la réplication
5 Analyse phytochimique et activités antivirales in vitro des huiles essentielles de sept espèces du Liban

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